Présentation des artistes
Baille Marie
De Paris à Albuquerque en passant par Salt Lake City Entre deux mondes, après avoir volé au-dessus des nuages de Paris à Salt-Lake City,
et la terre vraiment étrangère rien qu’à regarder quand l’avion descendait, les montagnes, les lacs gelés, les villes immensément étalées puisqu’il y a tant d’espace. Après il y avait eu Salt Lake Albuquerque au soleil couchant mais j’étais à l’est, le rouge à travers les hublots des voisins et la nuit où vers la fin du parcours des taches claires, rose doré, plus comme des feux de campements que des lumières de villages. Flou de l’approche,Albuquerque illuminé repousse le noir à la nuit.Dans une chambre d’hôtel, par la fenêtre, l’Amérique comme on l’imagine.
Rattraper le décalage horaire.

Beer Klara

Née à Istanbul en Turquie, Klara Beer vit et travaille à Paris depuis 1970. Peintre et photographe, elle a réalisé à ce jour 40 expositions personnelles et plusieurs dizaines d’expositions de groupe en Europe, aux Etats-Unis, au Moyen-Orient et aux Caraïbes.
Parmi ces expositions, à New York, le New Art Center et le New York Center for Photography and the Moving Image, à Londres le Leighton House Museum à Chelsea, à Paris, l'Espace Beaujon, la Petite Galerie, la Galerie Courant d’Art, le Musée de la Poste, à la Martinique, l’Hôtel de Région et l'Atrium à Fort-de-France, la Galerie ODIS7 au Marin, à Istanbul la Galeri Artist, APEL, Pera Güzel Sanatlar, à Ankara, Aysel Gözübüyük Sanat Evi. De nombreux symposiums et événements culturels, dont Le Festival des Sens de la Martinique, l'Art dans les Chapelles en Bretagne, le Symposium International d’Art Contemporain de Moldavie, le Marathon Artistique de l’Isle sur la Sorgue. Diverses manifestations d'art plastique  : 7 éditions de MAC 2000, ArtIstanbul, ArtMetz, le M.A.C.Martinique, Art Bosphorus, les 111 des Arts.
Elle est membre du conseil d’administration de l’Espace Beaujon, centre culturel de la ville de Paris, membre du Contemporary Art Network à New York, et de la Fondation Taylor à Paris.

Borjas Karim

Artiste pluridisciplinaire - curateur indépendant, directeur artistique né en 1959.
Membre de l'Association Internationale d'Artistes Plasticiens AIAP-UNESCO, et de la Maison des Artistes, Paris, France.
Il aborde l'espace comme une réflexion intellectuelle, une conception simple et complexe soumis à une tension permanente et changeante, une frontière déconcertante du virtuel avec le réel, de laquelle quelques longues lignes et images parallèles se détachent comme lignes directionnelles. Dans celles-ci, nous percevons une étrange cartographie imaginaire qui laisse entrevoir la forme d'un corps tatoué, replier sur soi-même ou caché derrière une structure abstraite qui évoque des fractions temporelles, les latitudes qui nous induisent ou nous fait penser à d'autres confins, une représentation subjective de la charge territoriale que nous portons et que nous traînons comme une identité indissoluble.

Courtois Delphine

L’artiste et son univers…
Femmes fatales, mégères excitées, piliers de comptoir, hommes désabusés, l’univers de Delphine Courtois foisonne de personnages forts en gueule, aux expressions exacerbées. Armée d’une mine de plomb et de pinceaux, elle croque sans complaisance ses contemporains, s’attaque aux détails anodins du quotidien, n’hésite pas à grossir, déformer, étirer le trait. Le résultat n’est pas flatteur mais toujours empreint d’humour, de tendresse et d’une poésie subtile. Jaune nicotine, traits charbonneux, couleurs sépia, si l’originalité et la force d’évocation de son travail servent souvent d’autres (pochettes et livrets des albums d’Agnès Bihl, Padam, Miro, Monkomarok, affiches de pièces de théâtre…), c’est délivrée de toute contrainte, lors d’expositions personnelles que s’épanouit pleinement son travail.

De Laubriére Valèrie

Toute petite,Valérie est envoutée par la puissance de la couleur ." Plus tard je me voyais peintre dans les champs de blé parmi les coquelicots" raconte t'elle. C'est assurément en terme d'énergie que l'enfant capte le célèbre tableau de Monet. Aujourd'hui l'artiste n'a rien perdu de cette curiosité obstinée. Créer c'est aussi jouer avec les matériaux. Jeux et transformations sont au coeur d'une oeuvre que  j'ose qualifier de hiératique et ludique. Hiératique comme cette imposante stèle​ dont la beauté est tension entre vie et mort. Ludique​​​ par l'imagination et le plaisir quand les ors,cuivres,métaux et graphites participent au Grand Oeuvre dans une alchimie joyeuse.........................................
L'artiste dévoile ainsi sa quête d'unité entre le concept et sa matière:" Pas de cendre ni de lumière métallique sans penser à leur symboles" Comme telle planche brûlée rehaussée de couleurs ou tel grand diptyque en technique mixte ( acrylique, pigment,cendre sur plancher) Il faut voir également ces autres  pièces d'un beau graphite gris  argenté  ,faisceaux de lune sur des lacs inventés.
De la surface apaisante d'un lac , à l'art aigu de la laque il n'y a qu'un pas ;"Une forte attirance pour la luminosité métallique, vivante,s'irisant à la moindre variation lumineuse." Ainsi par ses   matières picturales réinventées, le travail de  Valérie de Laubrière nous entraîne dans son art, "Sa merveilleuse essence"
Antoine Campo Auteur Paris 2015
1 Writing on arts : New Haven-Londres

Degremont Marjolaine

Marjolaine Degremont est une artiste franco-argentine, autodidacte, et activiste de la lutte contre le sida. Son travail est autobiographique. Il est multi référentiel et multiforme, toutes les ouvertures sont possible: l’artiste agit dans la plus grande liberté formelle et critique.
Marjolaine recycle le passé mais également son propre travail en faisant des allers-retours : elle propose de donner de nouvelles directions à des images antérieures. Elle touche à quasiment tous les matériaux. En faisant appel à différents domaines de connaissance comme la littérature, la philosophie, les droits humains, le féminisme, la justice, la mode, le corps, l’histoire de l’art, la démarche de Marjolaine Degremont se ramifie et ses œuvres contiennent des références multiples qui sont autant d’indices autobiographiques, de souvenirs, de doutes et d’ angoisses mais aussi des rencontres, des lieux, des sons et des ambiances, des images, des faits, des écrits ou des matières qui auront suscités sa curiosité, et avec lesquels elle va construire une œuvre. Ses références sont donc multiples et hétéroclites pour donner forme à un discours métaphorique, poétique et critique, parfois ironique et donner à voir des œuvres qui sont des morceaux de rêves et de pensées, des réflexions, des jeux, que chacun pourra interpréter selon ses affects et sensibilité............... La profondeur et la maturité du propos l’intéressent autant que la forme elle-même. L’artiste refuse d’exister dans une case unique qui exclurait toutes les autres, par là même elle échappe au contrôle des systèmes dominants et institutionnels de la création et poursuis un combat pour la liberté de l’artiste et contre les idées reçues.

Delcourt Pierre

(…) L'art de Delcourt est une étude immense et fragile. Il vit de son ascèse, de ses renoncements et de la prodigalité d'une surface intarissable et pure. Y séjournent mille présences mobiles ou statiques, évanescentes, aigües à coups de dague fine. Le rose, les jaunes, l'outremer alchimique, les ocres ardents, toute la gamme des gris rares, des blancs légendaires, des noirs émouvants s'accordent en étendues intérieures. Paysages d'âme dirait Verlaine, modulations de la voie infinie du Tao dirait l'Asie. Yin des silences fluides. Yang des écritures griffées de sang noir et sibyllin.
Mais nos belles envolées métaphysiques ne doivent pas voiler la concrétude de cette peinture où la présence physique du papier, de la toile, de la matière, de la texture le dispute à son immatérialité. (…)
Patrick Grainville

Derimay Nathalie

Dévisage des figures … /
« Mettre les voiles, sortir les toiles, fuir la plainte questionneuse, la fatigue et le doute. Liquide, liquidation. Peinture,
tu n’es pas juste mais on te le rend bien. Dans une vérité sans pardon, aux violences de la vie rendre la pareille. La peinture est plus sexuée que le corps qu’elle emporte. Corps locataire qui se tend vers on ne sait quoi qui n’arrive jamais. On appelle ça la vie. C’est cela que l’on peint : rien que du rien, de la mélancolie. Alors peindre, peindre sans faire d’histoires. Fragments de séries, fragment sans conclusion, ponctués par la maigre conjonction des et puis… Une peinture, rien de plus, trop sûre maintenant pour se laisser distraire ; une peinture, rien qu’une peinture de plus, se refermant sur l’indigeste déjà-vu !…
Désolée, dans un sourire de sympathie : la vie ne finit pas ses phrases …/… »

Hervé Duval

" Les peintures d'Hervé Duval sont faites d'une multiplicité de couches. Peindre c'est parfois enlever de la surface pour révéler en profondeur, jouer des apparitions, des disparitions, créer des émotions. A notre esprit, parfois par surprise, reviennent ainsi des images, des souvenirs, des regrets aussi... avec parfois une intensité qui pourrait faire penser qu'on le revit ! L'invisible, du visible pas encore perçu et n'est-ce pas la mission du peintre, rendre visible ? " Ronan Le Grand.

Erbelding Patricia

Depuis plusieurs décennies Patricia Erbelding enrichit le courant de l’abstraction contemporaine d’un onirisme proche d’une écriture originelle. Il lui arrive d’intégrer la photographie, la gravure et la sculpture à son travail de peintre. Elle affectionne les formats à sa taille, pour être au centre de la peinture, au plus proche des grands espaces, des déserts. Au-dessus du vide, elle contrôle l’harmonie, la lumière, son souffle et les respirations du papier. L’abstraction sollicite davantage le geste, la trace, et cette disposition tant physique que mentale la porte vers les signes immémoriaux. Intuitivement elle s’y intéresse par les livres, puis les découvre lors d’un voyage aux Etats-Unis au début des années 2000. Dès lors, à travers ce vocabulaire personnel, elle explore la « capsule temporelle » que lui inspire les grottes et autres témoignages préhistoriques (géoglyphes, pétroglyphes).
Elle cultive ce lien imaginaire en employant l’oxyde de fer, l’eau et la cire, des papiers de couleurs et récemment des encres. Les matériaux sont porteurs de sens. Elle recrée sur la toile l’alchimie des éléments quand la rouille brûle le support puis que la cire le protège, ou quand l’eau dilue l’encre comme elle emporte les sédiments, ou bien encore quand la composition de ses toiles joue des contrastes comme le soleil sur les reliefs du paysage. La mémoire s’épanouit dans les compositions contrôlées de Patricia Erbelding, où la dimension sensible et sensuelle de l’espace et du temps s’appréhende différemment.
Interview by Laurence d'Ist for the exhibition "Signes Sensibles"

Faucher Pierre (1960-2015) - Fondation Marguerite et Aimé Maeght

Né à Paris, Pierre Faucher s’intéresse au monde du décor et des effets spéciaux, et étudie le graphisme et la publicité avant de s’inscrire à l’école des Beaux-Arts où il suit les cours du sculpteur Georges Jeanclos. Il modèle l’argile, réalise des architectures miniatures en terre cuite, puis choisit la peinture. Comme Gérard Gasiorowski, dont il occupe l’atelier après la disparition, il questionne l’art de peindre sans artifices, à partir d’un métier de créateur qu’il remet sans cesse en cause. Il fait partie de l’exposition « Dix jeunes peintres pour demain » de la maison de la culture d’Amiens en 1986. Passionné depuis son enfance par les guerres du 20ème siècle, il part en 1988 pour Naples à la découverte de l’histoire des batailles de 1944 au Monte Cassino et remplit ses carnets de croquis d’ânes, de casques, de brancards, de bidons, séries s’inspirant en partie aussi de l’œuvre de Curzio Malaparte (La guerre, La peau). Il les expose la même année à Paris et participe à la F.I.A.C. de Paris (foire internationale de l’art contemporain). Il est pensionnaire de la villa Médicis à Rome entre 1989 et 1990

Guin'Amant Jean-Luc

Les peintures de Jean-Luc Guin’Amant ont intégré le lyrisme des Abstraits qui le précédèrent au cours du siècle dernier, suscitées par une résolution des contraires : épaisseur de la matière-monde, transparence de l’immatériel. Une tentative de fusions qui évoque la musique en ce qu’elle propose tantôt l’aérien, tantôt le tonique et le fracassant. La lumière y est sous-jacente, sourd en superposition : résines, huiles, lavis libèrent les pigments sur la fragilité - réelle ou évoquée - des supports. Chaque peinture, elle-même génératrice d’invention ou de rêve, propose ainsi une lecture libre. L’abstraction s’affronte au silence, les salves de couleurs transmettent l’énergie du geste qui les compose, toujours en quête d’une évocation qui échappe et devient mystère. Nous sommes confrontés à une saisie qui exprime puissamment et qui se syncope, qui s’interrompt, pour laisser au spectateur la place de sa propre rythmique... L’artiste assemble et déconstruit par des lignes et par des taches qui n’imposent pas un contenu, mais une voie. Cette route est une soute. Car il y a convergence d’une profondeur qui émerge et d’une écriture qui pulse sur la surface. Cette écriture n’est pas sans rappeler aussi les vibrations et les présences des œuvres de Cy Twombly . Et on se souvient des montées de couleur dans les pigments de Jules Olitski, ou encore des tragiques sombres de Gasiorowski.......................
Les Etraves de mémoire de Jean-Luc Guin’Amant
Texte de Tita Reut

Keravis José

Les recyclés
Son atelier ressemble à l’arrière cour d’un ferrailleur ou d’un brocanteur. Touche à tout ingénieux, cet artiste qui expose notamment ses installations au Festival du vent à Calvi depuis 9 ans, est un spécialiste du recyclage et stocke précieusement une foule d’objets hétéroclites en bois, plastique, fer, verre, toile cirée qu’il transforme en œuvres d’art. Serrurier de formation (une passion, toujours intacte, qui évoque celle d’un certain Louis, roi de France), l’homme vénère les outils, ce prolongement de la main jusqu’à fabriquer truelle, scie, marteau et enclume en carton et papier. La résistance des matériaux n’a pas de secret pour lui, c’est pourquoi tout ce qu’il construit tient parfaitement en équilibre, malgré l’apparente fragilité ou instabilité de l’échafaudage. Installateur, sculpteur, peintre, graphiste, José Keravis déploie, avec humilité et sans complainte égocentrique, une activité artistique à la fois éclectique et personnelle. «  Catherine Rigollet

Levexier Marianne

Le travail de Marianne Le Vexier est à la lisière de l’abstrait et du figuratif en ce sens qu’il n’est ni une composition formelle sans référence à la réalité, ni une représentation imposée de celle-ci. On pourrait dire qu’elle est un peintre « extrait » car elle « tire » de sa vie, de son inconscient le matériau brut de son art. Flashs, visions, symboles ancestraux qui fluent sur la toile et qu’elle infléchit en se fiant à son intuition créatrice. Émergence d’une spontanéité psychique qui nous dévoile une vérité enfouie, qui réveille le fond commun, dans le sillage du fameux «connais-toi toi-même» On ne se baigne jamais deux fois dans le même tableau. Accéder à la peinture de Marianne Le Vexier est sans doute une expérience fragile, liée à la magie de l’instant. Un coup, il ne se passe rien ; Le lendemain, par on ne sait quel miracle, les mêmes toiles vous provoquent, vous intriguent, vous emportent dans un voyage imaginaire. En un mot, vous révèlent leur beauté, irruption d’inattendu dans notre univers habituel.
Alexandra Carrasco – Ecrivaine

Maurange Anne

Anne Maurange est illustratrice. Ses dessins de presse ont été publiés depuis plus de vingt ans dans par de nombreux journaux et magazines pour lesquels elle croque avec humour l'évolution de notre société.
Partageant son temps entre l’effervescence de Paris et la campagne de la Suisse normande, ses recherches sont également celles d’une plasticienne qui ne cesse de s’interroger sur le rapport de l’homme à son environnement. Né de sa passion pour la marche, ce questionnement s’exprime à travers dessins, videos et installations, qu’elle présente dans des expositions régulières, seule, ou en collaboration avec d’autres
artistes.  En 2019, l’exposition « Le chant des méandres » a été l’aboutissement de plusieurs mois de travail sur le rapport « Pays / Paysage », mené dans le secteur des gorges de l’Orne, en duo avec la céramiste Valeria Polsinelli.

Parrot-Lagarenne Joêl-Phillipe

EXPOSITIONS Portraits de chaussures / Histoires de pieds
Musée de Roman (2010)
Keramjk Symposium 2010 (Gmunden, Autriche)
Résidence d'artiste
Biennale de Vallauris 2010
Anima Animalia
Biennale de la Céramique 2009
Musée de Châteauroux
Pièce exposée achetée par le musée
Sungkok Art Museum, Séoul, Corée (2009)
Portraits de chaussures / Histoires de pieds
Thailand Design & Creative Center, Bangkok, Thailande (2009)
En plein vue, French artists in New-York
Contemporary Art Network, USA

Vignal Anne

Anne Vignal, artiste française née à Paris en 1964, est issue d’une famille d’artistes: ses grands parents sont peintres, son père est architecte et sculpteur. Elle est formée auprès du peintre Jean Leduc et à l’Ecole nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Depuis 1990, Anne Vignal expose régulièrement en France (galerie du Haut Pavé, galerie Berthet Aittouares, galerie Tristan, Centre d’Art le Carmel, Tarbes, Jardin des Invalides, Château de Laréole..., ) et à l’étranger (galerie Kwai, Hong Kong, Corée, galerie Esma Alger, galerie Blom Hollande, Kaust University Arabie Saoudite, le Caire, Egypte...). Elle réalise des installations monumentales dans l’espace public (Dreux, Chapelle de l’Hotel Dieu - Paris, Jardin des invalides...) Ses oeuvres figurent parmi différentes collections publiques et privées (Fondation Colas, Fondation Daniel et Florence guerlain, Ville de Tarbes...) Son travail a fait l’objet de plusieurs catalogues monographiques.Elle collabore régulièrement avec des architectes pour des projets dans la cité. Elle a produit une œuvre, un festin de couleurs, qui est aussi un festin du vivant.

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